« Dieu est un océan, dont nous n'avons reçu que quelques gouttes. »
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Documentation APILa Prudence est une riche et laide vieille fille à qui l’incapacité fait la cour.
Le Chemin de l’excès mène au palais de la Sagesse.
Conduis ton char et ta charrue par-dessus les ossements des morts.
Dans le temps des semailles, apprends ; dans le temps des moissons, enseigne ; en hiver, jouis.
À l'oiseau le nid ; à l'araignée la toile ; à l'homme l'amitié.
Le verbe aimer se conjugue trop souvent à l’imparfait du possessif.
Il n'est pas de punition plus terrible que le travail inutile et sans espoir.
Les hommes sont si nécessairement fous que ce serait être fou par un autre tour de folie de n’être pas fou.
Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.
La dernière démarche de la raison est de reconnaître qu’il y a une infinité de choses qui la surpassent. Elle n’est que faible si elle ne va jusqu’à connaître cela. Que si les choses naturelles la surpassent, que dira-t‑on des surnaturelles ?
Tous les hommes recherchent d’être heureux. Cela est sans exception, quelques différents moyens qu’ils y emploient. Ils tendent tous à ce but. Ce qui fait que les uns vont à la guerre et que les autres n’y vont pas est ce même désir qui est dans tous les deux, accompagné de différentes vues. La volonté [ne] fait jamais la moindre démarche que vers cet objet. C’est le motif de toutes les actions de tous les hommes. Jusqu’à ceux qui vont se pendre.
La dignité royale n’est‑elle pas assez grande d’elle-même, pour celui qui la possède, pour le rendre heureux par la seule vue de ce qu’il est ? Faudra‑t‑il le divertir de cette pensée comme les gens du commun ? Je vois bien que c’est rendre un homme heureux de le divertir de la vue de ses misères domestiques pour remplir toute sa pensée du soin de bien danser, mais en sera‑t‑il de même d’un roi, et sera‑t‑il plus heureux en s’attachant à ses vains amusements qu’à la vue de sa grandeur, et quel objet plus satisfaisant pourrait‑on donner à son esprit ? Ne serait‑ce donc pas faire tort à sa joie d’occuper son âme à penser à ajuster ses pas à la cadence d’un air ou à placer adroitement une barre, au lieu de le laisser jouir en repos de la contemplation de la gloire majestueuse qui l’environne ? Qu’on en fasse l’épreuve. Qu’on laisse un roi tout seul sans aucune satisfaction des sens, sans aucun soin dans l’esprit, sans compagnies, penser à lui tout à loisir, et l’on verra qu’un roi sans divertissement est un homme plein de misères.