Citation du jour

« Dieu est un océan, dont nous n'avons reçu que quelques gouttes. »

Résultats de recherche (0 citations)

Effacer les filtres

Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie.

Ceux qui sont dans le dérèglement disent à ceux qui sont dans l’ordre que ce sont eux qui s’éloignent de la nature et ils la croient suivre, comme ceux qui sont dans un vaisseau croient que ceux qui sont au bord fuient. Le langage est pareil de tous côtés, il faut avoir un point fixe pour en juger. Le port juge ceux qui sont dans un vaisseau, mais où prendrons‑nous un port dans la morale ?

L’Absence au seuil d’un autre vent
La Lune navigue sur les nattes d’osier

j’ai jeté l’ancre
dans l'imaginaire
et ratifiant le possible
je pactise avec le fondamental

Déploie tes pensées
Vers les voies lactées
Dont aucun fou n’a osé rêver
Respire le parfum des fleurs
Qu’aucune abeille n’a courtisées
Ecarte-toi des écoles et des dogmes
Les mystères du silence
Que le vent démêle dans tes oreilles
Te suffisent
Éloigne-toi des marchés et des hommes
Et imagine la foire des étoiles
Ou Orion tend son épée
Où sourient les Pléiades
Autour des flammes de la lune

Je ne sais plus sur quelle mappemonde
Lire tes frontières
Je n’ai plus l’habitude
Des intervalles
Et des repères

Mes songes ont perdu
Leur centre de gravité

La patrie est une herbe
Qui prospère
Sur les terres vagabondes
La pluie des larmes l’enracine
Dans l’humus
L’exil est son engrais

Six routes
Partent du pied de l’arbre-voyageur
la première conduit au village-de-l’oubli,
la seconde est un cul de sac,
la troisième n’est pas la bonne,
la quatrième a vu passer la chère-aimée
mais n’a pas gardé la trace de ses pas,
la cinquième
est pour celui-que-mord-le-regret,
et la dernière…
je ne sais si praticable.

Comme la contradiction des traits
Se résout en l’harmonie du visage
Nous proclamons l’unité de la souffrance
Et de la révolte
De tous les peuples sur toute la surface de la terre
Et nous brassons le mortier des temps fraternels
Dans la poussière des idoles

Ce qui nous sépare
Les climats l’étendue l’espace
Les mers
Un peu de mousse de voiliers dans un baquet d’indigo
Une lessive de nuages séchant sur l’horizon

Et les talus de chair emprisonnent
Le hasard servile des arçons de miel
Au matin mangé de sueur
Je n'ai perdu que mes pieds inutiles au voyage
Dans les gares du vent
La coque ganté d'un navire sans voiles
Et je parle avec ta voix
A l'heure ou s'obstruent tous les chemins de sable
A l'heure qu'indiquent les phares brûlés du sycomore
Dans la blessure humide d'un oiseau sans ailes
Plonge l'été briseur d'épaves

Sur les chemins du retour nous avons mêlé nos deux voix.
Elles ont retrouvé toutes seules le rythme augural d'autrefois !

Le mulet de mes paupières glissant sur le pavé lourd de mes yeux d'avant terre
J'attends au bord du monde les-voyageurs-qui-ne-viendront-pas