« Dieu est un océan, dont nous n'avons reçu que quelques gouttes. »
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Documentation APINous sommes plaisants de nous reposer dans la société de nos semblables, misérables comme nous, impuissants comme nous. Ils ne nous aideront pas. On mourra seul.
Il faut donc faire comme si on était seul. Et alors bâtirait‑on des maisons superbes, etc. On chercherait la vérité sans hésiter. Et si on le refuse, on témoigne estimer plus l’estime des hommes, que la recherche de la vérité.
Notre instinct nous fait sentir qu’il faut chercher notre bonheur hors de nous. Nos passions nous poussent au‑dehors, quand même les objets ne s’offriraient pas pour les exciter. Les objets du dehors nous tentent d’eux‑mêmes et nous appellent, quand même nous n’y pensons pas. Et ainsi les philosophes ont beau dire : Rentrez‑vous en vous‑mêmes, vous y trouverez votre bien, on ne les croit pas. Et ceux qui les croient sont les plus vides et les plus sots.
Le roi est environné de gens qui ne pensent qu’à divertir le roi et à l’empêcher de penser à lui. Car il est malheureux, tout roi qu’il est, s’il y pense.
Tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre.
La misère persuade le désespoir. L'orgueil persuade la présomption. L'Incarnation montre à l'homme la grandeur de sa misère par la grandeur du remède qu'il a fallu.
La seule religion contre la nature, contre les sens commun, contre nos plaisirs, est la seule qui ait toujours été.
Le cœur a ses raisons que la raison ne connaît point : on le sait en mille choses.
Je dis que le cœur aime l'être universel naturellement et soi‑même naturellement selon qu'il s'y adonne, et il se durcit contre l'un ou l'autre à son choix. Vous avez rejeté l'un et conservé l'autre. Est-ce par raison que vous vous aimez ?
La distance infinie des corps aux esprits, figure la distance infiniment plus infinie des esprits a la charité, qui elle est surnaturelle.